Marie-Hélène Sylva : « Soyez passionnés et vous vous régalerez ! »

 

PHOTO PROFIL LinkedInJ’ai étudié à l’ESJ de 2013 à 2014, j’étais alors en pleine reconversion et, ayant emménagé à Paris, il me fallait des revenus mais je ne voulais pas mettre entre parenthèse ce besoin que j’avais de me former. J’ai donc gardé mon travail tout en suivant les cours à distance, ce qui était une très bonne formule pour moi.

 

Quand je suis arrivée en France (je suis sénégalaise) à 17 ans, mon pays et mon continent me manquaient mais, à chaque fois que je cherchais des informations sur ces sujets, je tombais sur des discours à l’opposé de ce que j’ai connu : la famine, les guerres, les maladies… Qu’en était-il des avancées technologiques, des initiatives économiques, de la richesse culturelle ? Originaire de Dakar, une ville vibrante de créativité, qui performe dans le digital en Afrique, entre autres, je ressentais le besoin de faire entendre ma voix. Mais je voulais faire les choses bien, dans les règles de l’art (journalistique). Il m’a fallu du temps mais j’ai eu la chance de rencontrer un journaliste africain qui m’a encouragée à sauter le pas.

J’ai toujours eu la conviction profonde que le journalisme est une arme puissante qui peut être dangereuse si elle est entre de mauvaises mains. Il est préjudiciable de véhiculer des idées reçues, et cela fait plus de mal qu’on ne le pense. Comme je déteste me plaindre sans rien tenter, j’ai décidé de reprendre cette arme à ceux qui ne la méritaient pas. Ma pratique du métier a bien sûr évolué au fil de ma carrière mais je suis restée attachée aux questions africaines.

Il y a, dans l’enseignement à distance, beaucoup de liberté et d’autonomie à mon sens. Il faut de la rigueur mais à l’ESJ on est très bien suivi, donc c’est assez pratique. Il n’y a aucune incidence sur l’efficacité de l’apprentissage ! Le contexte actuel du confinement en est d’ailleurs la preuve. Une nouvelle façon de travailler s’est généralisée et cela se passe plutôt bien. Il faut juste un peu de sérieux.

Ce cursus est rigoureux sur la qualité des travaux demandés. Nous étions considérés comme de vrais journalistes et cela se ressentait dans le niveau d’exigence des professeurs. D’ailleurs, le professionnalisme des enseignants qui, tous, étaient en exercice, est aussi l’un des points qui m’a le plus convaincue. Cet aspect rendait la formation plus adaptée aux réalités du métier donc plus efficace. 

Pour réussir cette école il faut donc développer les mêmes qualités qu’un bon journaliste : beaucoup de curiosité, de la passion, de la persévérance et un bon esprit de synthèse.

Je travaille aujourd’hui dans une agence média. Je suis retournée à mes premiers amours : la communication. Mais je garde le journalisme dans la peau. Je prépare d’ailleurs un livre entretien avec un ancien banquier central et un économiste africain sur des questions monétaires liées au continent. Et c’est grâce à l’enseignement reçu à l’ESJ que j’ai pu acquérir la crédibilité et les relations nécessaires pour concrétiser ce projet.

Aux futurs étudiants, je souhaiterais dire ceci : Soyez passionnés et vous vous régalerez !

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