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Mastère de Presse Culturelle / Dossier "Le confinement les inspire" sous la direction de Patricia Boyer de Latour : « Le jour où le bus est reparti sans elle » de BeKa, Louise Bernard

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Des contes zen beaux à croquer

La BD « Le jour où le bus est reparti sans elle », premier tome d’une série publiée chez Bamboo Édition, retrace le parcours spirituel de Clémentine, jeune femme à la vie plutôt confortable qui n’arrive pourtant pas à combler un certain vide. Elle part donc pour une retraite méditative mais c’est en ratant le départ que commencera sa prise de conscience spirituelle. Réconfortant.  

 

Quand le confinement chez soi pour rester protégé du Covid-19 semble apporter de nouvelles injonctions sociales de type faire du yoga, du pain, de la méditation six fois par jour, la première planche de l’album fait sourire. Le personnage de Clémentine s’en veut d’avoir dormi trop tard et d’avoir manqué la salutation au soleil. Elle semble s’en vouloir de beaucoup de choses, toujours se reprocher de ne rien faire comme il faudrait. Les séances de méditation auxquelles elle s’astreint lui font surtout comprendre qu’elle ressent un certain manque dans sa vie. Mais elle s’obstine parce que c’est ce qui est demandé, que les personnes avec qui elle pratique sont si douées et le professeur si inspirant. Un modèle d’équilibre et d’altruisme qui n’est pourtant pas même capable de retenir son prénom et qui, sans grande surprise, finit par l’oublier à la supérette où le groupe fait étape sur la route de leur week-end de retraite.

  C’est ce jour où le bus est reparti sans elle que Clémentine a trouvé ce qu’elle cherchait, loin de là où elle l’attendait. La vie est pleine de surprises et offre des cadeaux quand on s’y attend le moins. Première leçon de ce week-end qu’elle passera dans la maison d’Antoine, le gérant de la supérette, qui l’accueille gentiment et qui s’avère être une véritable source d’inspiration. C’est par ce biais que les auteurs de la bande dessinée insèrent des parenthèses dans la narration et illustrent des contes zen issus de la « sagesse populaire ». Le personnage de Clémentine apprend progressivement à privilégier l’instant présent à ce qui était planifié, s’écouter elle avant tout, chercher le bonheur dans son propre état d’esprit… Du développement personnel comme on l’aime en somme.

Louise bernard

 

 

 

 

 

 

 

 

  Louise Bernard 

BeKa, Marko et Maëla Cosson, Le jour où le bus est reparti sans elle, Bamboo Édition, 2016, 15,90 euros, 72 pages. 

 

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